Pour vous informer: Karachigate et Verité Attentat Karachi
La controverse grossit sur les conditions exactes de l’éviction du commissaire Dominique Rossi, grand coordinateur des forces de l’ordre, gendarmes et flics, en Corse. En effet, le ministère de l’Intérieur endosse la décision du renvoi du commissaire, de façon assez maladroite, en mettant en avant « l’enchaînement des faits avérés en matière de gestion de l’ordre public ». Diable !
D’après les informations recueillies par Bakchich, « l’enchaînement » des faits fut assez simple. Une manifestation des « Natios » était prévue pour samedi à Porto-Vecchio. Et un vaste pique-nique organisé devant la mairie. D’autres actions sont possibles, craignent alors sur place les renseignements Généraux. Est ce que l’action chez Clavier était connue à ce stade ? Du côté des nationalistes, on affirme aujourd’hui que l’occupation de la villa fut improvisée le samedi. Dans cette hypothèse, le commissaire Rossi et ses hommes ne pouvaient pas savoir que la villa de l’acteur et ami du Président serait occupée ce jour-là.
Samedi donc, les indépendantistes corses occupent la maison de Clavier pendant une heure ; certains vont même, témoigne-t-on localement, « jusqu’à pisser dans la piscine ». Puis ces allumés qu’on appelle indépendantistes repartent comme ils étaient arrivés, pacifiquement, sous le regard amusé des gendarmes. Du classique sur l’île de Beauté !
Seulement, très vite dans l’après-midi du samedi, révèlent des sources propres à Bakchich, un coup de fil est échangé entre Christian Clavier et le Président de la République. Lequel décide, dans la foulée, de couper une tête pour faire un exemple !
L’affaire Rossi pourrait s’enflammer. L’éviction du commissaire Rossi, chargé du maintien de l’ordre en Corse et reconnu, depuis toujours, comme un fonctionnaire de qualité, a provoqué une sacrée secousse dans les rangs des policiers. Un peu comme le renvoi, en juillet dernier, du général Bruno Cuche, patron de l’armée de terre après la fusillade de Carcassonne.
On voit même le fameux syndicat des commissaires et hauts fonctionnaires de police, le fameux « Schtroumpf », comme il est surnommé, monter au créneau pour défendre le commissaire Rossi face à l’Élysée. Or, dieu sait si ce syndicat, depuis 2002 et l’arrivée de Sarko au ministère de l’Intérieur, avait fait allégeance ! Or, cette fois, son secrétaire général adjoint, Emmanuel Roux, prend la défense de Dominique Rossi : « Ce n’est pas une affaire Clavier mais une affaire Rossi ». Et d’ajouter : « En Corse, on ne cherche pas la bagarre, l’affrontement. Les choix de Rossi ont été excellents ». Il est vrai que si l’État français rentrait dans le lard des nationalistes corses, cela se saurait. Cela fait vingt ou trente ans qu’on leur passe l’essentiel de leurs frasques. A l’exception de l’assassinat d’un Préfet, dans l’affaire Erignac.
Or, l’occupation pacifique de la villa d’un acteur, fut-il l’ami du Président, ne s’apparente pas encore à l’assassinat d’un haut fonctionnaire. Du moins, on l’espère !
On a beaucoup parlé de l'occupation du jardin de Christian Clavier (ce qui prouve que les indépendantistes ont atteint leur but). Mais saviez-vous que le soir même, une villa a été plastiquée à
quelques pâtés de maisons ? A 2 heures du matin, une résidence secondaire inoccupée a été la cible d'un attentat à l'explosif à Porto-Vecchio (lefigaro.fr du 30/08/08). Le propriétaire de la
maison, qui serait Corse d'origine, était absent au moment de l'explosion. Les dégâts sont de "moyenne importance".
Le mouvement nationaliste "U Rinnovu" a mis en ligne les photos de l'occupation du jardin de Christian Clavier.
L'ambiance ne semble pas franchement hostile.



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